Histoire

L’histoire

« J’ai une petite idée comme ça (…) un resto qui aurait pour ambition au départ de distribuer deux ou trois mille couverts par jour. »

29 ANS DEJA

Le 25 septembre 1985, Coluche lance « sa petite idée… ».
Le 25 septembre 2014, cette « petite idée » a 29 ans.

Qu’ont fait les Restos ?

Grâce à un fort réseau de bénévoles (58 000 au niveau national et plus de 1700 en Hainaut-Cambrésis), les centres de distributions alimentaires maillent aujourd’hui tout le territoire (76 dans notre zone) et ceci permet de donner des denrées de qualité et en nombre à plus de 830 000 personnes.
A travers ces multiples points de contact avec les personnes accueillies, les bénévoles formés à écouter ces personnes qu’elles côtoient au quotidien, peuvent alors les orienter vers des actions d’aide à l’insertion sous toutes ses formes  (lutte contre l’illettrisme, actions-santé, sorties culturelles, microcrédits, aide à la personne, etc).
Notre association départementale a eu à cœur de faire naitre et de développer au fil des années l’ensemble de ces activités avec un seul souci celui de tout faire pour donner ou redonner les outils de leur autonomie à ces populations forcées de fréquenter les Restos.

Comment avons-nous fait ?

En considérant avec autant de respect les personnes accueillies que les bailleurs de fonds des Restos et en veillant à ne jamais trahir la confiance ni des uns ni des autres.
Un euro donné doit bénéficier à celui pour qui il a été donné.
Les frais généraux des Restos sont toujours restés inferieurs à la barre de 10%.

Coluche, lors de la seule campagne qu’il a menée, a bataillé sur deux terrains pour donner à la jeune association ses moteurs de longue durée économique :

  • Par la promulgation d’une loi fiscale, dite « loi Coluche » qui permet pour les particuliers une déduction fiscale de 75% du montant du don si celui ci ne dépasse pas 521€.
    Nous n’accepterons pas que cette disposition se voit taxée de « niche fiscale » !
  • Par l’ouverture des stocks européens, le PEAD.
    Il y a 25 ans, Coluche à convaincu le président de la communauté européenne d’ouvrir « les frigos de l’Europe » ; En 1987, cela devient une réalité et pratiquement le seul élément de la politique sociale sur notre continent.
    Nous demanderons sans relâche au Gouvernement français de se battre pour sauver ce programme contre les coups de boutoirs de certains de nos grands voisins

Que ferons-nous demain ?

Nous continuerons, dans le strict respect de notre charte qui soude l’engagement de tous nos bénévoles, d’exercer une vigilance sans complaisance vis-à-vis des mouvements qui tendraient à « saper » la neutralité et l’autonomie des Restos du Cœur.
– soit de la part d’individus tentés d’infléchir notre politique
– soit de la part des pouvoirs publics, désireux d’avoir la main mise sur me monde associatif et de « mutualiser » (mot à la mode signifiant « réduction des subventions-financières et/ou matérielles) ses moyens », au péril des économies d’échelles que nous réalisons.

Nous ne deviendrons pas une institution ou une simple délégation de service public.

On nous avait dit c’est pour un soir, on est encore là 30 ans plus tard !